Glaces et désobéissance
Cet été, près de Boston, un festival s'appelait "Rage Against the Regime". Glaces gratuites, musique live, ateliers sur la désobéissance civile. Une participante a dit quelque chose qui m'est resté : "Ils veulent qu'on se sente sans espoir, qu'on abandonne. Alors on fait l'inverse." Ce n'est pas du déni. C'est Sisyphe qui se marre. L'énergie qu'on met dans la colère finit par nous consumer. Celle qu'on met dans la joie, elle circule. Spinoza appelait ça le passage à une plus grande puissance d'agir. Pas le bonheur béat, l'intensité de qui refuse de se laisser écraser.