Regarder le réel jusqu'à ce qu'il avoue. Imaginer ce qui vient après.


Un homme, au sud du Liban, rebouche un mur qui sera peut-être détruit demain. On lui demande pourquoi. Il sourit. C'est ce geste qui m'intéresse : l'obstination de tenir quand rien ne le justifie.

Je suis travailleur humanitaire. Je déploie sur des crises où je vois la violence et la compromission ; en rentrant, j'en retrouve l'autre face, plus discrète : l'endormissement par la consommation, le contrôle qui s'installe sans bruit. La question qui porte tout ce que je fais tient en une ligne : entre la lucidité qui paralyse et le déni qui anesthésie, comment reste-t-on éveillé ?

theweave.art est le lieu de cette recherche. Je n'y démontre rien : je fais sentir avant de faire comprendre. Les visuels d'À l'œil nu traduisent les données du monde en images. Les nouvelles de Contre-jour explorent ce que l'analyse seule n'atteint pas. Les Poussières captent l'instant, micro-fictions, éclats, réflexions à vif.

Ce qui grince et ce qui germe, dans le même geste. Des utopies incarnées, imparfaites, têtues. Celles qu'on ne voit pas quand on ne regarde que l'effondrement.

Soyez les bienvenus, pour flâner ou vous attarder. Si quelque chose vous retient, tant mieux. Si quelque chose vous dérange, encore mieux.


Parutions

  • « Mâcher », nouvelle, Dissonance n°51, 2026
  • « Coutures vives », nouvelle, L'Ampoule n°19, éditions de l'Abat-Jour, 2026
  • « La Mue », nouvelle, Marginales n°314, Edern Éditions, 2026

À paraître

  • « Les Jardinières de l'oubli », nouvelle, in Trous de mémoire (recueil de nouvelles, Prix de l'Ailleurs 2026), Hélice Hélas
  • « Le Son des mains », nouvelle, Galaxies n°95 (deuxième accessit du Prix Alain le Bussy 2026)