Contre-courant
Dix-neuf bateaux à Marseille, cap sur Gaza. Zéro chance de forcer le blocus. Tout le monde le sait. Les organisateurs le savent. Les marins le savent. Les diplomates le savent et l'ont dit poliment, entre deux cocktails.
À Tyr, au sud du Liban, même les ruines sont en avance. Un homme répare un mur qui sera peut-être détruit demain. On lui demande pourquoi. Il sourit : « Parce que c'est un mur, et qu'il a un trou. »
Mille Madleen sur l'eau, quelque part entre Marseille et l'absurde. Un mur rebouché au Liban. C'est con, la résistance. C'est juste des gens qui ont décidé que l'inutile est nécessaire.